Le Comité de la culture, des médias et des sports du Royaume-Uni a formellement demandé des informations à la Gambling Commission concernant les futures évaluations des risques financiers pour les parieurs. Cette instance parlementaire cherche à clarifier les bases de preuves et la méthodologie sous-jacentes aux vérifications, suite à l'annonce par le régulateur d'un plan de mise en œuvre en deux étapes.
Enquêtes parlementaires et délais
La correspondance du comité détaille cinq questions spécifiques devant recevoir une réponse d'ici le 24 juillet. Les fonctionnaires demandent l'ensemble des données utilisées pour déterminer les seuils financiers, ainsi qu'une estimation du nombre de joueurs occasionnels qui seront concernés par rapport aux règles en vigueur.
Par ailleurs, la lettre demande un détail précis des consultations des parties prenantes et des critères de sélection des groupes de mise en œuvre, en soulignant spécifiquement l'exclusion potentielle de l'industrie des courses hippiques.
La présidente du Comité CMS, Dame Caroline Dinenage, a souligné la nécessité que les changements réglementaires équilibrent le soutien aux joueurs et l'impact économique du secteur. « La Gambling Commission doit être claire sur le fonctionnement des évaluations et doit travailler en étroite collaboration avec les bookmakers pour s'assurer que les nouvelles obligations n'imposent pas de fardeaux excessifs aux entreprises responsables », a-t-elle déclaré.
Les représentants de l'industrie ont exprimé des inquiétudes quant au calendrier de déploiement. Grainne Hurst, directrice générale du Betting and Gaming Council, a fait remarquer que des questions clés concernant la fiabilité et le fonctionnement pratique des vérifications restent sans réponse. La British Horseracing Association a également élevé des objections, craignant des impacts spécifiques sur les paris hippiques.
La Gambling Commission a confirmé le lancement des controversées vérifications financières plus tôt cette semaine. La décision de procéder a été prise avant la publication d'une évaluation complète du programme pilote mené l'année dernière.